TENET: Tout est dans le titre [sans spoiler]

Dès les premières infos concernant le projet de Christopher Nolan « Tenet », à Critique Certifiée nous étions enthousiastes. Premièrement parce que c’est Christopher Nolan et deuxièmement parce que c’est Christopher Nolan – vous voyez où je veux en venir ? Attendu comme le messie devant sauver le cinéma de la crise [un peu comme un second Titanic même si on sera très certainement loin des résultats de ce dernier. On note d’ailleurs une similarité entre Cameron et Nolan pour leur appétence pour des projets ambitieux et leurs expérimentations techniques ; Cameron plus à l’aise au niveau de l’exécution des scènes d’action et Nolan pour la complexité de son univers cinématographique. Il n’empêche que ce sont deux réalisateurs ayant une approche très technique et mécanique du cinéma.] les premières images dévoilées annonçaient du lourd. Sans trop exposer l’intrigue, les trailers nous montraient des prouesses techniques présageant un univers complexe où la réalité temporelle se trouverait chamboulée – dans la même veine qu’Inception et Interstellar en fait. S’il se pourrait que certains sortent des salles de cinéma avec quelques nœuds au cerveau, je suis convaincu qu’ils auront passé un très bon moment.

P  A  S     L  E     T  E  M  P  S

Vous voulez du rythme ? En voilà ! D’emblée, Christopher Nolan nous plonge dans l’action. Le film démarre avec une bande son dynamique et puissante. Elle accompagne une réalisation caméra à l’épaule qui suit une intervention policière dans un opéra après une attaque terroriste. Ça tire, ça se bat, ça court, qui, quoi, comment ? On n’en sait trop rien mais on est pris dans la vague. Seulement 5 min et on est déjà sous tension. Une tension qui ne retombe jamais au court des 2h30 de film. Même quand il nous explique des concepts de physique quantique et d’inversion temporelle, Nolan fait le choix de la démonstration plutôt que de la conversation. Là où Inception prenait le temps d’expliquer et de poser le cadre, Tenet expose visuellement. A l’instar d’un John Wick qui mène une course effrénée à travers New York, « le protagoniste » incarné par John David Washington sillonne l’univers nébuleux de l’espionnage international dans un contre la montre avec le futur.

Le protagoniste et Neil

Si mon parallèle avec John wick peut laisser penser que Tenet est un simple film d’action bourru, détrompez vous. Les scènes d’action sont dingues, les effets spéciaux délirants mais il y a surtout un scénario riche qui demande aux spectateurs une attention de tous les instants. Quitte à perdre les plus étourdis en route, Nolan joue avec les notions de paradoxe temporel. Le futur, le présent et le passé cohabitent et s’entrecroisent. La courbe naturelle du temps allant du passé vers le futur s’inverse. Comme si on activait l’effet rewind d’Instagram sur le monde entier. C’est une perception totalement nouvelle du temps et de l’espace, tel un palindrome spatiotemporel (Tenet), que nous propose le réalisateur anglo-américain.

C O N C L U S I O N

En bref ! Si la critique est divisée sur la question, personnellement c’est sans aucune hésitation que je vous conseille de voir Tenet. Bien que le scénario soit un peu ardu, le rythme dynamique ne laisse guère le temps de réfléchir trop longtemps. Quand bien même ce serait le cas, il n’y aurait donc rien de mal à le revoir plusieurs fois. La mise en scène est soignée et les effets spéciaux sont époustouflants. Sans vraiment nous offrir des images incroyables – à la Cameron dans Avatar – Nolan réussit son pari, Tenet s’en sort donc avec un joli 7,5/10.

Mathieu, un fan de cinéma à qui on n’a rien demandé mais qui donne son p***** d’avis quand même.

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