« I am Negan » si cette simple phrase suffit à déclencher chez vous des tremblements de rage chelous mêlés à de l’angoisse, c’est que vous êtes un fidèle de The Walking Dead. S’il est vrai que la série semble s’essouffler, cette dernière saison nous a néanmoins mis à rude épreuve. Maintenant que le dénouement tant attendu de la guerre Rick vs Negan a eu lieu,  il est temps de prendre position: i love Negan!

S  U  P  E  R     V  I  L  A  I  N

S’il ne devait en rester qu’un ce serait lui, à l’instar d’un Thanos qui sème la terreur dans tout l’univers en faisant claquer du c** les Avengers, Negan apparait comme le super vilain ultime de la série si bien qu’il m’est très difficile d’envisager une nouvelle confrontation avec un autre adversaire pour Rick & Cie – ce qui n’est d’ailleurs pas du tout suggéré par la fin de cette dernière saison. Bien loin devant le gouverneur, les wolves ou les cannibales du refuge, pour la première fois Rick et ses acolytes paraissent désarmés et même résignés – pas très longtemps je vous l’accorde – face à la supériorité de Negan. Il faut dire que dès sa première apparition l’homme à abattre a posé les bases. Encerclés par les « sauveurs » après avoir vainement tenté de leur échapper durant toute une journée, notre groupe de survivants préféré voit certains de ses membres se faire ouvrir le crâne par « Lucile » au court d’un jeu de hasard macabre qui verra notamment mourir Glenn – après trois tentatives il est bel et bien mort cette fois-ci. Le message est clair : Negan n’est pas là pour enfiler les perles.

Des personnages importants qui meurent, on était habitués mais dans ces conditions on était pas prêts et c’est toute la force de Negan : la mise en scène! Plutôt que de débarquer à Alexandria, il élabore un piège, plein de voies sans issues, bien pensé qui se referme autour de Rick et le mène inexorablement à l’exécution publique. Ce stratagème permet à Negan de faire l’étalage de sa force. En effet, s’il réussit le tour de force de briser le mental de Rick ce n’est pas parce qu’il a plus d’hommes – jouer en infériorité numérique ne lui a jamais fait peur – mais c’est grâce à son intelligence, ses tactiques et ses ruses. En affaiblissant ses adversaires qu’il transforme en centres commerciaux pour super vilain flemmard et en multipliant les tortures psychologiques et physiques (les exécutions publiques sont monnaies courantes), Negan assure sa position dominante tel un dictateur et annihile toutes traces d’espoir.

N  E  G  A  N     S  A  U  V  E  U  R     D  E     T  H  E     W  A  L  K  I  N  G     D  E  A  D     ?

Pour être honnête, cette dernière saison est loin d’avoir été la meilleure. J’irais même jusqu’à dire qu’on s’est un peu emmerdés – en même temps 8 saisons ça commence à faire beaucoup. Comme bien souvent quand une série dure si longtemps, on arrive à un stade où certains ressorts ne fonctionnent plus : tuer des personnages ne suffit plus à nous surprendre et à nous emballer, et je peux comprendre ceux qui se sont lassés de voir nos survivants errer à la recherche d’une petite maison dans la prairie. Critiques qui à elles seules expliquent l’apparition logique de Negan comme une tentative de donner un nouveau souffle à une série dont on peine de plus en plus à envisager une fin crédible. Quoi de mieux pour susciter l’intérêt qu’une opposition entre deux personnages charismatiques ?! Le stratagème a fait ses preuves : Sherlock vs Moriarty, Daenerys vs Cersei, Axelrod vs Rhoades. Un super héros de la survie sans super vilain, c’est juste un mec très fort qui tue des morts-vivants à coup de hache – Boring ! 

Comme tout bon super vilain, Negan disons le clairement a le boulard. Il impose à ses « petits sauveurs » de s’agenouiller quand ils entendent son sifflotement si reconnaissable et qu’il pénètre dans une pièce, et à la question « qui es tu ? » tous doivent répondre « Negan » comme pour signifier qu’ils ne sont personne mais surtout qu’il est partout et qu’il voit tout comme un dieu omniscient, oui oui tout çà. Égocentrique, hautain, cynique, drôle parfois et éminemment charismatique, c’est pour ce genre de personnages que je regarde des séries. Les personnages trop lisses, trop propres et trop gentils type Ezra dans PLL, ça me donne envie de frapper des bébés pandas avec des phoques et j’adooore les animaux, c’est vous dire à quel point ça m’énerve GRRR ! Dr House, Sherlock, Ramsay, Lucifer, Negan tous horripilent. Décalés, sulfureux, désagréables voire antipathiques – OK ils ne sont pas tous de super vilains mais ils sont quand même insupportables – mais non moins indispensables, parce qu’on aime les détester ou qu’on déteste les aimer, sans eux les séries seraient tellement chiantes.

Mathieu, un fan de série à qui on a rien demandé mais qui donne son putain d’avis quand même.

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