Vous regardez encore Grey’s Anatomy ?

Je ne vais pas insulter votre culture télé en ayant l’outrecuidance de vous décrire Grey’s Anatomy car si vraiment ça ne vous dit rien, I give up on u aussitôt. Diffusé depuis 2005, le show de Shonda Rhimes est un mastodonte increvable – 14 saisons au compteur – et pourtant tel un capitaine Haddock je m’attaque au Moby Dick en vous expliquant pourquoi j’ai arrêté Grey’s Anatomy.
#1 Derek

Pour être totalement honnête, je dois confesser que je n’ai même pas vu l’épisode où on apprend la mort de Derek – oui je suis fragile et alors ?  Yang partie, Sloan décédé, Derek décédé – mort intervenue pour mauvais comportement de l’acteur – signifiait alors la fin d’une époque et surtout du couple Grey/Sheperd. Bien que les aventures de nos apprentis médecins, de leurs instructeurs/collègues/amis participent fortement à la dynamique de la série, si on se rappelle les bons vieux premiers épisodes, il est clair que le couple en est un des piliers. D’autres associations intéressantes s’étaient formées au fil des saisons Torres/Arizona, Japril (Jackson/April), Sloan/Lexie mais Grey/Sheperd reste pour moi le couple originel qui rythmait la série.

#2 14 saisons ça fait beaucoup et ça commence à se sentir.

Tout comme je l’expliquais dans mon article sur The Walking Dhead plus une série dure plus c’est compliqué de la rendre intéressante. Le docteur Weber ne peut pas se faire électrocuter à chaque saison et les rues de Seattle ne peuvent pas s’affaisser chaque année. De catastrophes en catastrophes, de ressorts dramatiques en ressorts dramatiques les ficelles peuvent commencer à s’épuiser. Une catastrophe naturelle ou un accident mécanique par saison, un personnage qui frôle la mort ou qui voit son couple partir en fumée sous ses yeux – couple qui ne se forment qu’au sein de l’hôpital comme si on ne rencontrait l’amour que sur son lieu de travail –  ne suffisaient plus pour me surprendre à moins qu’une invasion extra terrestre soit prévue pour la prochaine saison. 

#3 Toutes les bonnes choses ont une fin ?

L’inconvénient du succès, c’est qu’on y prend goût et on n’a rarement envie que ça s’arrête. Le problème d’une série c’est que la fin doit bien arriver un jour car non toutes les séries ne peuvent pas durer éternellement comme les feux de l’amour! Mais comment terminer quelque chose qu’on a jamais prévu de terminer ? Rares sont les séries qui durent mais dont la fin apporte une réelle satisfaction : Dexter = baclée, How i met your mother = n’importe quoi, pourtant la fin était déjà prévue pour le coup. Alors imaginez la difficulté quand il faut en créer une après 14 saisons – Bientôt  15! Moi je suis de ceux qui à choisir entre une série de 12 saisons – qui quoi  qu’on en dise accouche forcément d’une saison un peu moins construite que les autres – et une série de 2 saisons de 8 épisodes bien ficelés avec une fin bien amenée, choisiraient la deuxième option.

C  O  N  C  L  U  S  I  O  N

Évidemment que l’évolution des personnages au fil des épisodes fait – et encore plus dans Grey’s Anatomy – le sel d’une série mais ce que j’aime encore plus c’est la conclusion. Quand les scénaristes nous amène vers une fin crédible et/ou surprenante ouverte ou fermée, qui nous permet de quitter la série satisfait en se disant qu’ils sont allé au bout leur idée et qu’il n’y a plus rien à rajouter. Une bonne fin de série justifie à elle seule les heures passées dans son canapé à snober le monde extérieur ou à l’inverse décrédibilise complètement une série qui s’était pourtant bien déroulé pendant x saisons et  bien que j’ai arrêté à la onzième saison, si la fin de Grey’s Anatomy n’est pas à la hauteur, vous pouvez être sur que je serais là pour la critiquer ^^

Mathieu, un fan de série à qui on a rien demandé mais qui donne son putain d’avis quand même.

3 pensées sur “Vous regardez encore Grey’s Anatomy ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *