La dernière fois que DC Comics m’a fait vibrer c’était avec la trilogie Batman de Nolan, notamment le second volet avec un Heath Ledger génialissime – ça commence sérieusement à dater. C’était sans compter sur Justice League, un chef d’œuvre cinématographique, une Joconde, une chapelle Sixtine du septième art qui réinvente le genre du super hér… stop stop même pour moi et ma mauvaise foi légendaire c’est trop… vous ne l’avez pas encore vu ? Tant mieux ! Épargnez vous une perte de temps inutile.

M A  I  S     P   O  U  R  Q  U  O  I  ?

Très déçu par Suicide Squad, j’avoue ne pas avoir fait l’effort de regarder Batman vs Superman – qui apparemment est pas mal  en version longue – bah c’est malin de couper les bonnes scènes pour la version courte – mais bon, motivé par un pote aussi accro aux blockbusters que moi et par l’abonnement UGC illimité qu’il faut rentabiliser, direction la grande salle obscure et les sièges capitonnés pour deux heures. Le problème avec ce film c’est qu’ à cause de toutes ses mauvaises critiques on part avec un a priori négatif – même si on espère être surpris, naïfs spectateurs optimistes que nous sommes – qui est confirmé au bout de 45 minutes. La première chose qui nous vient à l’esprit est « Pourquoi ? » Bien que les deux géants du comics appartiennent à deux univers différents la comparaison entre Justice League et Avengers s’impose à nous tant le réalisateur tente de nous faire du Marvel. Punchlines, effets comiques et petites blagounettes, on essaye désespérément de nous faire rire alors que nous ne sommes pas là pour ça. Si je vais voir un DC je veux de la profondeur messieurs, un super vilain qui a quelque chose à dire ! Pas un méchant qui veut amener le chaos on ne sait pas trop pourquoi, comme s’il s’était réveillé un matin de mauvais poil. Déjà qu’il se veut comique alors qu’il ne devrait pas, Justice League est un film prétexte. La raison suffisante de cette association de super héros est survolée et n’est pas franchement transcendante. On comprend bien que la priorité est de faire une grosse collaboration sans forcément traiter l’histoire – un gros feat, une belle prod mais pas de scénario.

S  U  P  E  R  M  A  N     A  U  R  A  I  T     S  U  F  F  I

Puisque je vous conseille de ne pas aller le voir je peux vous spoiler impunément : Super Man reviens – ouuuuuh surprise ! Heureusement pour les fans mais malheureusement pour le film car à partir du moment où il fait son retour on peut envoyer le générique, il n’y a plus rien à voir. Déjà que l’équilibre du groupe est précaire, le contraste abyssal entre l’homme au S et le reste de la bande rend ce déséquilibre encore plus flagrant. Comparé à ses petits copains, Superman est beaucoup trop fort. On dirait une bande de collégiens qui va chercher le grand du lycée pour se débarrasser du garnement qui les rackette. A part avoir ramener Superman à la vie on ne voit pas trop l’utilité de la Justice League tant ils paraissent faibles face à Steppenwolf, le super méchant qui lui aussi pour le coup est beaucoup trop fort.c Il ne faut pas comparer mais dans Avengers les héros perdent avant tout par manque de cohésion, face à la malice des anti-héros, mais ici ils perdent simplement parce qu’ils ne sont pas à la hauteur avant que grand frère superman ne rapplique.

C O N C L U S I O N

Bref! Justice league n’atteint pas les sommets de la nulité de Suicide Squad mais il s’en sort à peine mieux et obtient la généreuse note de 4/10.

Mathieu, un fan de super-héros à qui on a rien demandé mais qui donne son PUTAIN d’avis quand même.

4 thoughts on “Cinéma – Justice League : déception.

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