le site des fans qui donnent leur p***** d'avis
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J’ai vu Sense 8… je peux mourir paisible…

Cet article ne s’adresse pas à mes chers amis séries addicts qui collectionnent les sites de streaming et les insomnies mais aux occasionnels qui n’ont pas encore sacrifiés leurs heures de sommeil et leur bon sens à l’autel du « Previously on ». Si vous faites partie de cette deuxième catégorie, il y a des chances que vous n’ayez pas encore vu Sense 8. Si c’est le cas sachez que ce n’est pas grave… Non ce n’est pas vrai, c’est très grave !! Et la seule bonne raison qui pourrait expliquer que vous ne l’ayez pas encore vu est que vous étiez tellement excité(e)s à l’idée de voir the first épisode que vous en êtes morts !

O  N     E  N      P  R  E  N  D     P  L  E  I  N     L  A     G  U  E  U  L  E  !

Véritable ovni du petit écran Sense 8 est une de ces séries qui ne laissent pas indifférent car elle fait partie de celles qu’on adore ou qu’on adore détester – pas la peine de vous expliquer de quel côté je penche. Tout y est réuni pour passer un moment totalement « What the fuck ». Déjà à la réalisation, après la daube infâme qu’ils nous ont proposé avec Jupiter: le destin de l’univers – Triste moment pour Mila Kunis – les Wachowski  (à qui on doit quand même la trilogie Matrix !!) tentent un retour en grâce sur le petit écran en collaborant avec Netflix – qui n’a décidément pas froid aux yeux. Tournée dans 9 villes situées dans 8 pays différents (États-Unis, Angleterre, Islande, Nigeria, Mexique, Inde, Allemagne et Corée) Sense 8 c’est comme un condensé de National Géographic, Planète Thalassa et Téva on fait le tour du monde à chaque épisode. On est plongé dans des cultures et des civilisations qui s’opposent, se touchent, s’attirent à travers l’histoire commune des 8 personnages principauxParce que bon Sense 8 c’est pas seulement un documentaire de voyage mais avant tout une série… avec un scénario – bien évidemment certains ne s’embarrassent pas avec ce détail mais parfois ça fait la diff. 8 individus: Nomi, Capheus, Sun, Will, Lito, Kala et Wolfgang se retrouvent du jour au lendemain connectés sur le plan intellectuel, sensoriel et émotionnel. Capable de sentir, de voir ou même de reproduire ce que font les autres membres du cercle, nos 8 héros s’enfoncent au fil des épisodes dans un univers qui va bouleverser leur certitudes. Mais les Wachowski ne s’arrêtent pas là. Pour donner un peu d’action à la série (qui si elle ne traitait que de découverte et d’émotions pourrait vite devenir un peu chiante) alors que nos 8 compagnons apprennent à maîtriser cette connexion wifi entre leur cerveaux, une organisation B.P.O sous l’influence de « Whispers » (un extrémiste qui a décimé son propre cercle) tente de les traquer pour leur ouvrir la caboche sans leur accord.

U  N  E     S  E  R  I  E     A  V  E  C     U  N      P  R  O  J  E  T

Après quelques épisodes on comprend très vite que l’intrigue de la traque de ceux qu’on appel les « sensitive » n’est qu’un prétexte pour soutenir le vrai projet de la série – oui parfois les scénaristes veulent vraiment nous dire quelque chose. En plus d’aborder des sujets délicats tels que l’homosexualité, la misogynie, la religion ou la famille, Sense 8 nous propose une véritable réflexion sur la nature humaine et sa capacité à tisser des liens, à faire preuve d’empathie et compréhension envers l’autre malgré ses différences idéologiques. Troublés et effrayés par ce qui leur arrive, nos 8 protagonistes marqués émotionnellement par la vie – souvent à causes de leurs parents qui apparemment n’ont pas pris le temps de lire « la parenté pour les nuls » – nous attendrissent au fur et à mesure que leur connexion s’intensifie, que leurs doutes, leurs désillusions mais également leurs moments de joie se rencontrent – le sourire Colgate de Capheus doit faire ravages au Nigéria. Comme une quête de soi à travers le regard de l’autre, rajoutez à cela des scènes d’action, des scènes comiques – comme celle où Kala submergée par l’émotion s’évanouit devant l’apparition fortuite de Wolfgang nu alors qu’elle s’apprête à se marier – vous obtenez une série vraiment agréable à regarder.

C  O  N  C  L  U  S  I  O  N    

Alors c’est sur que si vous êtes plutôt du genre très cartésien, très 1+1=2 – et non 8 – cette série n’est pas faites pour vous et je comprend totalement les critiques que certains esprits chafouins peuvent formuler mais si vous vous laissez embarquer et que vous mettez votre logique sur Off,  vous ne verrez même pas les 12 épisodes défiler.

Mathieu, un fan de série à qui on n’a rien demandé mais qui donne son putain d’avis quand même.

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