Full metal alchemist : mon dragon ball à moi.

Dragon ball c’est le mastodonte des animés. culte pour toute une génération (au même titre que friends) la création d’Akira Toriyama qui a bercé mon enfance traverse les années sans perdre de sa notoriété et séduit même de nouveaux publics – notamment grâce à ses divers suites : dragon ball super / heroes etc. Alors que beaucoup s’accordent à dire que DBZ est le G.O.A.T (Greatest of All Time) des animés en ce qui me concerne mon Dragon Ball à moi c’est Full Metal Alchemist.

Il y a souvent débat entre les amateurs d’animés sur les deux versions de FMA. La première reprenant les 4 premiers tomes du manga avant de s’en détacher est de fait moins fidèle à l’esprit de l’oeuvre d’Hiromu Arakawa alors que Brotherhood, la deuxième version éditée plus tard, reprend fidèlement les événements du manga et est pour beaucoup la meilleure des deux. Libre à vous de vous faire un avis si vous ne connaissez pas encore FMA mais pour moi après avoir visionné les deux, la version Originale est celle que je préfère. Inutile si vous êtes de ceux qui ne voit FMA qu’à travers Brotherhood de vous arracher les cheveux en lisant ces lignes car cet article ne vise aucunement à comparer les deux versions – peut-être dans un prochain article qui sait ?

Avant de nous plonger dans le vif du sujet, parlons un peu du synopsis de la version Originale. Dans le pays d’Amestris, l’alchimie est érigée au rang de science universelle, sa pratique est réservée aux érudits et les meilleurs d’entre eux deviennent des alchimistes d’état. Capables de choses extraordinaires, ces alchimistes d’exception qui se comparent volontiers à Dieu ne sont pas moins impuissants face à la mort. Car si la loi de l’échange équivalent est le principe fondamental de l’alchimie, celle qui interdit la transmutation (procédé permettant de transformer la structure d’une matière afin d’en obtenir une autre) humaine est la plus importante. Les orphelins Edward et Alphonse Elric en feront la dure expérience quand ils tenteront de ramener à la vie leur mère morte un an plus tôt. En effet, le péché d’orgueil de ceux qui pensent pouvoir défier Dieu est sévèrement puni. Edward perdra une jambe alors que son petit frère perdra quant à lui la totalité de son corps, contraignant Ed à sacrifier son bras droit afin de sceller l’âme d’Al dans une armure. A l’age de seulement 12 ans Edward décide de devenir alchimiste d’état afin de profiter des avantages de ce statut pour mettre la main sur la pierre philosophale – s’il avait su qu’elle était gentiment gardée par touffu sous une trappe à Pouddlard il se serait éviter bien des peines.

N  O     H  A  P  P  Y     E  N  D

« L’humanité ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en retour, pour chaque chose reçue il faut en abandonner une autre de même valeur, en alchimie c’est la loi fondamentale de l’échange équivalent. A cette époque nous pensions que c’était l’unique vérité au monde, nous nous trompions mais il a fallu céder quelque chose pour l’apprendre ». Cette phrase déclamée par le benjamin des frères Elric en opening de chaque épisode pose directement les bases de l’animé. La notion de sacrifice est introduite dès les premiers instants et on comprend très vite que l’histoire qu’on nous propose n’aura pas de happy end. Bien que l’ambiance générale de l’animé soit enfantine tant par les dessins, que les dialogues ou les réactions des personnages (il ne faut pas oublier que FMA est un shonen et s’adresse donc à un public d’adolescent) l’intrigue est mure et réfléchie. Alors que la quête de la pierre mythique les mène à travers tout le pays, les frères Elric sont constamment confrontés à des questionnements moraux qu’on imagine mal avoir à leur âge. Car si le prix à payer pour avoir défier la mortalité est de perdre son corps celui de la pierre qui permet de le récupérer est bien plus lourd: des sacrifices humains. Une quête aussi légitime qu’égoïste vaut-elle le sacrifice de vies humaines ? Récupérer leur corps vaut-il le sacrifice de leur « innocence » déjà prise au piège dans les rouages de l’armée. Les secrets de la pierre se révélant à eux, la détermination des orphelins est sans cesse remise en cause et l’espoir de pouvoir l’obtenir sans sacrifier leur humanité s’envole au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de la vérité.

D  E  S    M  E  C  H  A  N  T  S     T  O  R  T  U  R  E  S

Vous l’aurez compris en lisant mes précédents paragraphes la psychologie des personnages est un aspect de l’animé qui est particulièrement soigné. Les « bad guys » ne sont pas méchants pour le plaisir d’être méchants – ou juste pour valoriser les héros comme c’est bien souvent le cas dans certaines séries – il y a une réflexion, un cheminement qui les mène à faire ce qu’ils font. Prenons l’exemple de Scar, le tueur d’alchimiste. Tueur en série le plus recherché et craint de l’armée, c’est avant tout un homme meurtri, hanté par le souvenir de l’extermination de son peuple par les alchimistes aux ordres de l’armée. Témoin de la mort de son frère qui lui lèguera son bras droit pour remplacer le sien perdu lors d’une altercation avec, un alchimiste, il voue une profonde haine aux alchimistes d’état. Ces « chiens de l’armée » qui ont massacré les siens pour leurs croyances interdisant la pratique de l’alchimie. Personnage important de l’animé et souvent opposé aux frères Elric, c’est finalement lui qui leur offrira la pierre philosophale. Parachevant sa vendetta en sacrifiant des milliers de soldats pour transmuter la pierre dans le corps d’Alphonse.

Parlons également des Homonculus, des êtres artificiels nés des transmutations humaines ratées, ils conservent le physique et parfois certaines émotions de ceux qu’on a tenté de ressusciter. Quasiment immortels et dotés de pouvoirs particuliers, ils obéissent plus ou moins sous la contrainte à Dante – bon pour le coup il n’y aucune explication à chercher derrière sa méchanceté, she’s just mean As F***. Parmi eux, Lust née de la tentative de transmutation ratée du frère de Scar pour ramener sa fiancée à la vie, est habitée par les sentiments de cette dernière et désire plus que tout devenir mortelle à l’aide de la pierre alors que les hommes eux lui courent après pour devenir immortels – quelle ironie ! Comment mieux montrer l’absurdité de la poursuite folle de l’homme après l’immortalité qu’en la croisant avec les sentiments de Lust, qui souhaiterait plus que tout pouvoir mourir ?

C O N C L U S I O N

Bref! Je jacte je jacte et cet article n’en finit pas. Si vous n’avez pas encore vu Full Metal Alchemist je vous invite/incite vivement à le faire car c’est un animé intelligent qui questionne et pousse à la réflexion sans jamais perdre de rythme et tomber dans les longs dialogues soporifiques. Bien plus que les dessins ou les scènes de combat, c’est l’ambiance générale et les thèmes abordés comme les dérives créationnistes de la science par exemple et ses références évidentes à la seconde guerre mondiale qui font de Full Metal Alchemist (version Originale) un classique du genre.

Mathieu, un fan d’animé à qui on a rien demandé mais qui donne son putain d’avis quand même, vous savez déjà.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *