A star is born : une version modernisée tout en délicatesse par Bradley Cooper.

Événement de ces dernières semaines, A star is born, troisième remake du film du même nom de William A. Wellman et premier film de Bradley Cooper en qualité de réalisateur, est une histoire d’amour passionnée qu’on dévore goulûment.
D E   Q U O I   P A R L E   T’ O N ?

Jackson Main est une star de country en proie à l’alcoolisme. Ally serveuse dans un hôtel chante le soir dans un bar gay, persuadée qu’elle ne percera jamais à cause de son physique. La rencontre entre les deux est difficilement envisageable mais quand Jackson désespérant d’étancher sa soif rentre par hasard dans son bar, c’est le coup de foudre. Littéralement hypnotisé par Ally et son interprétation toute en sensualité de « la vie en rose » il ne peut se résoudre à la quitter et au bout d’une nuit passée à faire les 400 coups, convaincu de son talent de chanteuse, il décide de l’inviter à l’un de ses concerts avec l’intention cachée de la propulser sur le devant de la scène.

Avant d’aller plus loin il faut que je parle des incohérences qui entourent les circonstances de la rencontre de nos deux tourtereaux. Jackson Main est une star de country qui a des chansons diffusées à la radio, des musiciens qui l’accompagnent, une équipe de tournée longue comme le bras, des fans en délire qui l’attendent à la sortie de ses concerts, et monsieur se balade la nuit sans aucun garde du corps ? Même pas un paparazzi collé au cul ? J’ai du mal à le croire mais bon je suppose que la présence de tout ce beau monde aurait sans doute gâchée la magie du moment. Aller pourquoi pas ? On ne va pas chipoter, c’est une première pour Bradley de l’autre coté de la caméra. On ne peut pas lui demander de surpasser Woody Allen tout de suite. Ceci étant dit pour une première expérience il s’en sort vraiment bien. Un peu comme un reportage « inside » on est plongé au cœur de la tournée et de tout ses à cotés qui sont importants dans la construction du couple Jackson / Ally. Les trajets en bus, les chambres d’hôtels, les prestations de plus en plus abouties d’Ally sur scène, tous ces éléments qui nous font vivre non seulement la naissance d’une étoile qui éclipse peu à peu celle qui s’apprête à s’éteindre mais surtout l’intensité de la relation des deux artistes. Les scènes filmées en caméra portée très proche des acteurs nous plongent dans l’instant comme un spectateur privilégié et on vit  intensément chaque moment d’émotion, notamment les moments où Lady Gaga nous rappelle volontiers qu’avant d’être une actrice très crédible dans son rôle, c’est une p***** de chanteuse! D’ailleurs la chanson qu’elle interprète en clôture du film sonne comme une cerise sur le gâteau d’une performance vocale qui met les poils à chaque instant.

Malheureusement – il faut bien lui trouver des défauts à ce film – les mêmes scènes où la belle et le Cow-boy poussent la chansonnette bien que très touchantes m’ont quelques fois parues trop longues et semblaient être là pour camoufler les manques du scénario. Un peu comme si on m’envoyait de la musique et des sentiments pleins la tête pour empêcher le spectateur attentif que je suis de se demander pourquoi la dispute entre Jackson et son frère n’est pas mieux exploitée ? Pourquoi la transformation physique d’Ally par la machine marketing n’est pas mieux traitée ? Pourquoi sa difficulté à gérer les sollicitations des fans – pourtant très présents au début du film – n’est pas approfondie ? Tant de questions qui restent sans réponses au bout de plus de 2 heures de film, ça fait beaucoup quand même. Sans parler du fait que durant l’intégralité du film, à aucun moment on a l’impression que ces 2 là sont adulés par les foules tant ils ont l’air libres d’aller et venir à travers l’Amérique sans jamais se faire inquiéter par quiconque.

C O N C L U S I O N

Bref ! Vous l’aurez compris, il y a beaucoup de choses à redire sur A star is born et ses approximations. Néanmoins mon impression générale reste positive. L’émotion quasi palpable que le film réussit à créer surpasse toutes les erreurs qui en soi, à part si vous êtes du genre à faire des fixettes comme moi, ne sont pas rédhibitoires. Le premier film de Bradley Cooper derrière la caméra s’en tire donc à bon compte avec un 6/10. Et vous qu’en avez-vous pensé ? Et surtout de Lady Gaga ??

Mathieu, un fan de cinéma à qui on a rien demandé mais qui donne son p***** d’avis quand même.

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