Quelles séries regarder pendant le confinement?

Le 17 mars dernier le président de la république déclarait le stade 3 de la pandémie du covid–19 signifiant un confinement total pour tous les français. 27 jours plus tard, nous avons dévoré la saison 3 d’Ozark, moyennement apprécié la P4 de La casa de Papel – qui glisse dangereusement vers le n’importe quoi – nous nous sommes jetés sur disney+ dès sa sortie et hésitons désormais à nous retaper Breaking Bad – y a que çà de vrai. Mais avant de sombrer dans les ténèbres des programmes replay de TF1, voilà 3 séries à découvrir pendant le confinement.  

W  A  T  C  H  M  E  N

Pendant ces jours de confinement, il faut absolument regarder Watchmen ! La série de Damon Lindelof (connue notamment pour la série LOST) est un régal de 9 épisodes d’une heure chacun qui fait honneur à l’œuvre édité par DC de 1986 à 1987. 

Mettons nous en contexte, Tulsa 30 ans après les événements survenus dans le film Watchmen: les gardiens de Zack Snyder. Depuis la “nuit blanche”, nuit tragique durant laquelle la « septième cavalerie » (groupe suprématiste blanc) a massacré les policiers de la ville ainsi que leur famille, les forces de l’ordre afin de protéger leur anonymat sont désormais masquées. Traumatisés par cette fameuse nuit, Judd Crawford le chef de la police et l’enquêtrice Angela Abar se lancent à la poursuite des adeptes de la secte.

Ambitieuse et originale la série de Damon Lindelof, à travers le prisme du genre super héroïque, nous propose une satire du racisme latent aux Etats-Unis, le thème à la mode du moment. Captivante malgré un rythme assez lent, la série peut décourager certains notamment à cause des nombreuses références à l’œuvre de Zack Snyder, sortie en 2009, qui peuvent vite perdre le spectateur si on ne l’a pas vue. Néanmoins, étant confinés pour encore un mois minimum, vous aurez largement le temps de regarder le film avant de vous lancer dans cette série qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Disponible sur Amazon prime.

E  U  P  H  O  R  I  A

On enchaine avec Euphoria, cette fois ci changement de style complet. Pas de super pouvoir, pas de combi, pas de bagarre. Euphoria c’est un teen movie intelligent, cru et remarquablement bien réalisé. Loin des Riverdale, Pretty Little Liars ou autres séries adolescentes édulcorées, Euphoria c’est une gifle dès le premier épisode qui donne envie de tendre l’autre joue.

A travers les histoires de Rue Bennet, une adolescente de 17 ans fraichement sortie de désintox qui se prend d’ami/mour pour Jules Vaughn une jeune fille trans récemment arrivée en ville ; Nate Jacobs, un sportif au père autoritaire et nymphomane ; Maddy Perez, sa copine co-dépendante ; Chris McKay, star de l’équipe de football qui peine à suivre les cours ; Cassie Howard, dont le passif sexuel continue de la poursuivre ; Lexi Howard, jeune sœur de Cassie et amie d’enfance de Rue ; et Kat Hernandez, en pleine découverte de sa sexualité. La série explore toute la complexité des rapports qu’entretiennent les adolescents entre eux et avec leur propre corps.

Superbement incarnée par des acteurs qui sortent une interprétation de haut vol, la création vertigineuse de mise en scène de Sam Levinson, très bien écrite, vous tiendra scotchés devant l’écran pendant 8 épisodes de 45 minutes en moyenne ; ce qui vous évitera donc de trop penser aux multiples façons de faire disparaitre votre coloc un peu bordélique.

Disponible sur OCS.

T  H  E      H  A  N  D  M  A  I  D’  S     T  A  L  E

Le meilleur pour la fin. Ne pas parler de The handmaid’s tale (ou la servante écarlate) serait une faute professionnelle grave de ma part tant je suis dithyrambique à son propos.

Adaptée du roman de Margaret Atwood publié en 1985, The handmaid’s tale est une dystopie dans laquelle les “Fils de jacob” une secte politico-religieuse s’est emparée du pouvoir aux Etats-Unis. Elle y instaure une hiérarchie sociale où les femmes privées de toutes libertés sont classées en 3 groupes : Les épouses, les « Martha » qui s’occupent du foyer et les « servantes » qui servent de poules pondeuses aux couples pieux et méritants. Dans ce monde totalitaire où la misogynie et le sexisme sont la norme, June, une servante affectée au service du commandant Tom Waterford, tente de retrouver sa fille Anna.

Narrée en voix off par June, comme un journal intime, la série tient ses promesses de saison en saison depuis sa première diffusion en 2017. Constante en termes de réalisation, d’écriture et de jeu d’acteur, la série va plus loin que le message mal dégrossi du Girl power et propose un duel entre deux figures féministes irréconciliables à travers l’opposition June vs Serena Waterford.

Disponible sur Amazon prime pour ses 2 premières saisons, la troisième sur OCS.

Mathieu un fan de série à qui on n’a rien demandé mais qui donne son p***** d’avis quand même.

B O N U S
  • Carnival Row  
  • A la croisée des mondes  
  • Reprisal
A LIRE EGALEMENT:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *